Terminale – Philosophie · La vérité

La vérité : préparer la dissertation « Toute vérité est-elle bonne à dire ? »

Exercices corrigés de philosophie (Terminale) pour la dissertation « Toute vérité est-elle bonne à dire ? » : problématique, plan, Kant, Constant, Platon.

  • 5 exercices
  • 1 h
  • Corrigé détaillé

L’essentiel à retenir

  • La vérité est l’accord entre ce que l’on dit et la réalité ; la véracité (ou sincérité) est l’accord entre ce que l’on dit et ce que l’on pense.
  • Pour Kant, le devoir de dire la vérité est absolu : mentir, même par humanité, détruit la confiance sur laquelle repose toute société.
  • Benjamin Constant objecte que le devoir de dire la vérité n’existe qu’envers ceux qui ont droit à la vérité.
  • Platon admet le « noble mensonge » dans certains cas pour le bien de la cité, et l’allégorie de la caverne montre que la vérité peut d’abord blesser celui qui la découvre.
Exercice 1

Analyser les termes

Pour commencer

Que signifient « toute », « vérité » et « bonne à dire » dans le sujet ? Quelle ambiguïté porte l’expression « bonne à dire » ?

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« Toute » : sans exception, ce qui invite à chercher des limites.

« Vérité » : un énoncé conforme au réel, mais aussi une révélation (un secret, un jugement sur quelqu’un).

« Bonne à dire » est ambigu : moralement bonne (est-ce un devoir ?), utile (a-t-elle de bons effets ?), ou opportune (est-ce le bon moment, la bonne personne ?).

Exercice 2

Problématique

Pour s’entraîner

Formule le problème posé par le sujet.

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Dire la vérité semble un devoir moral fondamental, car le mensonge trahit autrui et détruit la confiance. Pourtant, certaines vérités blessent, mettent en danger ou humilient. Faut-il dire la vérité en toutes circonstances par respect pour elle et pour autrui, ou la valeur de la vérité doit-elle être limitée par celle des personnes ?

Exercice 3

Kant contre Constant

Pour s’entraîner

Résume le débat entre Kant et Benjamin Constant à propos de l’ami poursuivi par un assassin.

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Constant soutient que l’on n’a pas à dire la vérité à un assassin qui demande où se cache notre ami, car il n’a aucun droit à cette vérité. Kant répond dans « Sur un prétendu droit de mentir par humanité » que la véracité est un devoir inconditionnel : mentir, même dans ce cas, revient à rendre le mensonge universel et à ruiner la confiance entre les hommes.

Exercice 4

Plan

Pour s’entraîner

Propose un plan en trois parties.

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I. Dire la vérité est un devoir moral : la sincérité fonde la confiance et respecte autrui comme être raisonnable (Kant).

II. Mais toute vérité n’est pas bonne à dire : certaines vérités blessent ou mettent en danger, et l’on n’en doit pas à ceux qui veulent nuire (Constant) ; le tact et la discrétion sont aussi des vertus.

III. Le problème n’est pas de mentir mais de savoir comment, quand et à qui dire la vérité : le devoir de ne pas mentir n’implique pas de tout dire, et la vérité peut s’accompagner de prudence et de bienveillance.

Exercice 5

Transition

Pour aller plus loin

Rédige la transition entre la première et la deuxième partie.

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Nous avons vu que la véracité apparaît comme un devoir, sans lequel aucune confiance ne serait possible entre les hommes. Cependant, cette exigence absolue semble ignorer les conséquences de nos paroles : une vérité peut blesser, humilier ou servir un projet criminel. Ne faut-il pas alors tenir compte de celui à qui l’on parle et des effets de ce que l’on dit ?

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